Hauts Lieux de Mémoire du Gers

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Les lieux

PONSAMPÈRE (Château de Cours)

PONSAMPÈRE (Château de Cours)
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PONSAMPÈRE (Château de Cours)

L'histoire Médias A proximité

Depuis un an, (novembre 1942) les occupants sont partout. Certains n’en sont pas contrariés et les aident mais d’autres œuvrent et s’engagent pour le retour à la liberté, en camouflant du matériel militaire ou en se préparant aux combats du Grand Jour. Hébergés au château de Cours, les Résistants étaient intégrés dans l’O.R.A. (Organisation de la Résistance Armée) au Corps Franc Pommiès. Employés sous le couvert des Eaux et Forêts, ils sont rejoints par des réfractaires au S.T.O. C’est ici que vivent en communauté, parfois sous une fausse identité, une vingtaine de jeunes patriotes. Ils sont employés à transformer en charbon de bois (le carburant de l’époque), les arbres de la forêt voisine de Berdoues. Une ignoble dénonciation aboutit à l’intervention de la Gestapo. Vingt Résistants sont arrêtés, dont deux à Mirande, dans la nuit du 13 au 14 décembre 1943. « L’opération de minuit », minutieusement préparée par les ennemis, sera considérée comme étant la plus grande opération de répression contre la Résistance du Sud-Ouest.

L'histoire

L’opération de minuit

Dans la nuit du lundi 13 au mardi 14 décembre 1943, la plus grande opération de répression est déclenchée contre la Résistance de la région toulousaine. La Gestapo arrête tous ceux qui travaillent pour les Mouvements Unis de Résistance. C’est un coup de filet préparé depuis des semaines par la police allemande qui, bien renseignée par des agents infiltrés et quelques traîtres, parvient à faire tomber une grande partie de l’état-major de la Résistance. Cette opération visant les mouvements de Résistance a été minutieusement préparée par les services allemands de la Gestapo parisienne et celle de Montpellier bien aidées par  leurs auxiliaires français.

Tout est parti de l’exécution de Marcel LANGER, juif polonais, communiste. Le 5 février 1943, il est arrêté à la gare St-Agne, à Toulouse, porteur d’une valise remplie d’explosifs. Il est jugé par la section spéciale de la cour d’appel de Toulouse. Particulièrement zélé, l’avocat général Pierre Lespinasse réclame sa tête, et le 21 mars 1943, Langer est condamné à la peine de mort. Il est guillotiné le 23 juillet 1943 à la prison Saint-Michel de Toulouse. Et le 10 octobre 1943, l’avocat général LESPINASSE est assassiné en représailles par les camarades de la 35ème Brigade FTP-MOI « Marcel Langer ».

La Trahison

Comme parfois, dans les affaires importantes menées par la Gestapo, il semble que la dénonciation soit venue de l’intérieur. Le capitaine Albert C., en proie à des difficultés d’ordre financier, se laisse manipuler et livre au fil des semaines tous les noms des responsables qu’il connaît !

A partir de là, la Gestapo, dont les effectifs sont réduits, malgré le renfort d’auxiliaires français, fait appel pour cette opération d’envergure aux unités SS, aux Stosstruppen et à la Feldgendarmerie. Dans la soirée de ce lundi 13 décembre 1944. François Verdier est l’un des premiers à être arrêté.

Le 14 décembre 1943, La Gestapo, secondée par les feldgendarmes d’Auch, s’est déplacée à Ponsampère et a arrêté, au petit matin, les hommes du chantier forestier  au Château de Cours. Poursuivant leur mission, les occupants retournent à Mirande et appréhendent deux sous-officiers du 2ème Dragons, Adalbert Cosette et Joseph Jalvé. Le lieutenant Miler, logeant à Mirande, est prévenu par Mlles Saucède et Durrieux. Le capitaine s’échappe et disparaît. Les Allemands parviennent à mettre la main sur un petit dépôt d’armes, à 800 m du château. Une vingtaine d’hommes se trouve entre les mains de la Gestapo et ils seront dirigés sur Toulouse où ils seront torturés à la prison Saint-Michel. Le 27 janvier, ce sont 18 prisonniers de Ponsampère qui partent pour l’Allemagne, via Compiègne. Deux d’entre eux, Garnier et Jeantet, sautèrent du train et réussirent une exceptionnelle évasion. De tous les déportés, neuf seulement reverront la France. Des rescapés de la rafle, 4 continuèrent leur engagement au sein du Corps Franc Pommiès, et trouvèrent la mort dans des combats divers.

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